Toute une histoire ! Rois des desserts et desserts des rois, les biscuits de Montbozon seraient nés à Versailles, à la Cour de Louis XVI, et ne devraient leur appellation actuelle quà la fuite du cuisinier royal en Franche-Comté, pendant la Révolution.

biscuit de Montbozon

En pays comtois, pas de doute, on apprécie le goût et le parfum subtil de la fleur d’oranger. On l’utilise déjà dans la galette comtoise. Pas étonnant donc que quand le pâtissier de Louis XVI a offert la recette de son fameux biscuit royal à une famille de Montbozon qui l’avait hébergé pendant la Révolution, les habitants de Montbozon, petit bourg de Haute-Saône, l’aient aussi vite adopté.

Le dessert des rois

Car, étrangement, le village ne revendique pas la création du fameux biscuit. Non. C’est un cadeau d’un réfugié politique, pour ainsi dire, un certain Guichard, pâtissier royal de son état. Paraît-il que Louis XVI et Marie-Antoinette raffolaient de ce biscuit fondant en bouche, peu sucré, au délicat arôme de fleur d’oranger.

C’est madame Prudhon qui va recueillir la recette des biscuits de Montbozon à la mort du pâtissier, en conservant jalousement le petit secret culinaire qui en fait sa spécificité. Jusqu’à ce qu’en 1856, la recette soit finalement brevetée par la famille Lanternier-Prudhon.

Aujourd’hui, la biscuiterie Lanternier-Prudhon de Montbozon s’est diversifiée, mais c’est toujours le fameux roi des desserts qui fait courir les gourmands vers la cité comtoise de caractère.