Stéphane Bern a annoncé les sites qui bénéficieront de son action, en particulier du Loto Patrimoine. Neuf d’entre eux se trouvent en Franche-Comté. Entre églises, fontaines et lavoirs et sites industriels, le patrimoine franc-comtois a besoin d’aide.

Cela ne suffira pas. Quand on voit la liste des 250 sites du patrimoine en danger proposée par Stéphane Bern, on comprend que le Loto Patrimoine sera bien loin du compte des travaux à engager. Mais c’est un début. En Franche-Comté, ce sont neuf sites qui sont concernés. Au total quatre églises, trois fontaines et lavoirs et deux sites industriels, répartis sur la Haute-Saône (4), le Jura (3) et le Doubs (2).

en savoir plus : Fondation du Patrimoine

Patrimoine religieux de Franche-Comté

La Franche-Comté est, historiquement, une terre de religion. Pas étonnant de constater donc que le Loto Patrimoine se penchera sur le cas de quatre églises en danger.

Église Saint-Etienne-de-Châtel de Gizia église val-saint-eloi église Rupt/Saône

– Église Saint-Etienne-de-Châtel de Gizia

La petite commune de Gizia, dans le Jura, 238 habitants, est dominée par la colline de Chatel. Au sommet de celle-ci se trouve l’église Saint-Etienne. Sans doute première église de la région, elle en fut également l’église-mère.
Coût estimé des travaux : 568 700 € HT.

– Église du Val-Saint-Eloi

Monument du 15ème siècle, l’église du Val-Saint-Eloi, petit village de Haute-Saône (99 habitants) a été inscrite aux Monuments Historiques en 2014.

– Église de Sézéria d’Orgelet

Si à Orgelet (Jura, 1569 habitants), on l’appelle « La Chapelle », c’est bien d’une ancienne église qu’il s’agit ici. Et toute son architecture, datant des 15ème, 17ème et 18ème siècles, est inventoriée aux Monuments Historiques.

– Église de Rupt-sur-Saône

Entre le château de Rupt-sur-Saône et les vestiges du couvent des Minimes se situe l’église de la Nativité-de-Notre-Dame. Edifice du 18ème siècle, elle présente, entre autre, un magnifique clocher comtois et du mobilier liturgique d’importance. Coût estimé des travaux : 250 000 € HT.

Fontaines et lavoirs de Franche-Comté

On aurait bien envie de restaurer toutes les fontaines, tous les lavoirs, et tous les fontaines-lavoirs du pay comtois. La Mission Bern et le Loto Patrimoine en ont retenu trois.

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– Grande Fontaine d’Avrigney

Parmi les plus belles fontaines du pays comtois, celle d’Avrigney est remarquable. Construite puis reconstruite encore au 18 siècle, elle fait la fierté de ce village (431 habitants) de Haute-Saône. Coût estimé des travaux : 200 000 € HT.

– Fontaine-lavoir Saint-Maximin de Foucherans

Parmi son riche patrimoine (Chapelle Saint-Maximin, chêne pluri-centenaire, dolmens, arboretum), la petite commune (466 habitants) de Foucherans, dans le Doubs, compte elle aussi une fontaine remarquable, typique des fontaines-lavoirs de Franche-Comté.

– Fontaine-Abreuvoir de Montagney

Le village de Montagney (516 habitants) en Haute-Saône, a lui aussi sa fontaine, qui servit jadis d’abreuvoir. Coût estimé des travaux : 137 500 € HT.

Patrimoine industriel de Franche-Comté

Mais l’histoire de la Franche-Comté, c’est aussi une histoire industrielle. Et les projets retenus par la Mission Bern sont témoins de celle-ci.

Puits à Sel Montmorot Aérodrome de Thise

– Puits à sel de Montmorot

Débutée de façon industrielle à Montmorot, dans le Jura, en 1752, l’exploitation du sel a constitué le poumon économique de la région jusqu’en 1966. Malheureusement, cette histoire n’a laissé que peu de vestiges. Reste le puits à sel. Coût estimé des travaux : 33 750 € HT.

– Aérodrome et remise aéronautique de Besançon-Thise

Avec ses hangars de type Eiffel, l’aérodrome de Thise fut l’un des premiers de cette importance en France. Créé dans les années 1920 pour l’aviation de loisir, il fut ensuite militaire, puis de nouveau civil. Coût estimé des travaux : entre 2,7 et 3 millions d’euros.